Participants à l’événement Water is coming

Le 7 décembre 2018, l’association AMEau organisait l’événement Water is Coming au sein de l’AntiCafé du Louvre. Retour sur un événement particulièrement intéressant et très convivial !

18h30, les membres de l’association AMEau ainsi que certains futurs adhérents se retrouvent dans le cadre chaleureux de l’AntiCafé. Au programme de la soirée, la projection d’un documentaire sur le thème de la préservation de la ressource en eau autour d’un chocolat ou d’un café bien chaud.

Après un tour de table au cours duquel nous tenons à souligner la présence de nombreux étudiants de première année, le choix des participants se portent sur le documentaire « En bref : La crise mondiale de l’eau » diffusé par la plateforme Netflix.

« La crise mondiale de l’eau, expliquée » – Netflix

Le documentaire nous parle des inégalités mondiales dans l’accès à la ressource en eau et de son utilisation parfois abusive et mal adaptée au contexte local. On peut citer par exemple l’implantation d’usines de production fortement consommatrices d’eau dans des endroits désertiques et déjà touché par des pénuries. Le cas du Mexique est emblématique avec un rappel du lien fort et historique des populations avec l’eau et peu à peu la raréfaction voir la disparition de la ressource.

La vidéo nous alerte également sur les différences culturelles dans l’usage de l’eau et notamment son impact sur la production alimentaire intensive qui tend à s’uniformiser à l’échelle mondiale.

Alors que l’eau a été déclarée par l’organisation des nations unies comme une ressource libre et accessible à tous dans son programme de développement. Le documentaire s’interroge également sur son coût réel et sur la notion sociale du prix de l’eau.

Pays touchées par des pénuries d’eau d’ici 2040

À l’issue de la diffusion, c’est une discussion de près d’une heure qui s’engage autour de la table à travers les thèmes abordés. Les interrogations sont nombreuses et des informations sont partagées.

Comme Benjamin qui explique que le prix de l’eau n’est pas fixé de la même manière partout dans le monde. Ainsi alors qu’en France on paie l’eau en fonction de sa consommation réelle, certains pays comme le Royaume-Uni paie l’eau en fonction d’un forfait par personne. On peut alors tous s’interroger sur la sensibilisation des citoyens anglais quant à la quantité d’eau consommée.

Lisa s’interroge sur le fait qu’il n’existe de pas de législation mondiale permettant de fixer les usages de l’eau. Il est rappelé que des organisations internationales (ONU, OMS …) fournissent des recommandations à leurs états membres mais ont très peu de levier d’action.

Comme évoqué dans le documentaire, l’espoir est toutefois permis avec l’exemple de l’Afrique du Sud où grâce au changement d’attitude et à la responsabilisation de ses citoyens le « jour zéro » (jour où toutes les ressources d’eau sont taries) a pu être repoussé indéfiniment avec l’aide également d’un climat pluvieux favorable.

Alors que l’eau douce représente 1% de l’eau présente sur la planète, d’autres pistes sont également évoquées comme développement technologique tel que la désalinisation de l’eau de mer.

C’est avec un nouveau regard et enrichi par nos échanges que nous concluons cette soirée qui fut très intéressantes.

Nous remercions chaleureusement les membres qui ont participés à l’événement et espérons vous voir toujours plus nombreux au prochain !

Jamel AS

Rédacteur