Affiche promotionnelle de l'événement
Photo d'un égout de Paris

Le 7 avril 2018, Pont de l’Alma, par un après-midi chaud et ensoleillé, 19 des membres de l’association décident de fuir la lumière pour plonger dans l’environnement frais et humide des égouts de Paris à la rencontre de ces réseaux de collecte et de transport d’eaux usées et pluviales qui parcourent le sous-sol parisien.

Après s’être accommodé de l’odeur de décomposition qui y règne, familière pour les professionnels de l’assainissement mais difficile pour les non-initiés, notre groupe progresse dans ces grandes galeries aménagées de ce musée un peu particulier.

Un mannequin d’égoutier nous accueille au début de la visite, il nous permet de se rendre compte des conditions d’accès difficiles aux égouts pour ceux qui en ont fait leur métier. Entre sécurité et hygiène, les risques et les dangers sont nombreux dans ce milieu insalubre.

Plus tard, lors de la visite, nous découvrirons que depuis la création des égouts de Paris, ce sont des générations entières d’égoutiers qui se sont parfois succédé à la tâche difficile d’entretenir les boyaux parisiens.

Une maquette nous permet de découvrir le fonctionnement de l’assainissement parisien de l’évacuation des appartements haussmanniens.

Tout d’abord collectés dans des branchements en galerie qui relient les immeubles à l’égout principal, ou collecteur, de la rue, les effluents rejetés par les parisiens continuent leur parcours d’égouts en égouts de tailles qui s’agrandissent progressivement. Ces différents égouts sont gérés par la ville de Paris via leur Service Assainissement et Propreté (SAP). Le parcours se termine dans de gros émissaires gérés par le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP).

Grue de curage sur treuil dans un égout
Les rats, habitants des égouts

Au détour du parcours d’un ouvrage, nous découvrons également un aspect particulier des égouts qui peuvent parfois servir véritable galerie technique où cheminent des réseaux d’eau potable, d’eau brute (non-potable et utilisée pour nettoyer les routes), d’éclairage public, de gaz ou d’électricité.

Tout au long de notre parcours, des modèles d’exposition nous montrent l’évolution des moyens d’entretien des égouts. Entre les impressionnantes boules de curage, les énormes bateaux guidés par des rails, on devine les défis techniques imposés par les ouvrages souterrains de la ville de Paris. L’entretien de ces galeries se fait principalement par des lâchés d’eau via des énormes réservoirs situés dans les regards de visites accessibles sous les plaques d’égouts.

Eugène Belgrand

Pour conclure la visite, une présentation de l’historique de la création des égouts de Paris nous permet de nous rendre compte que de tout temps, les habitants de Paris ont cherchés à éloigner leurs rejets d’eaux usées de leurs habitations.

De la création de caniveaux ou rigoles centrales d’évacuation mise en place en 1200 par le roi Philippe Auguste au premier égout voûté et maçonné construit en 1370 dans la rue de Montmartre, les techniques de collecte et d’évacuation n’ont cessées d’évoluer. C’est finalement à Eugène Belgrand et au baron Haussmann que l’on doit la généralisation des égouts à Paris dans les années 1800.

Après avoir parcouru ces différentes galeries de toutes tailles et formes, nous arrivons au terme de la visite conclue par une belle photo souvenir. De retour à la surface ensoleillée, nous nous quittons sur un dernier verre avec la promesse de prochains beaux événements !

Jamel AS

Rédacteur

Etienne D.

Photographe