Trois étapes vers un stage !

Trois étapes vers un stage !

 

stage-entreprise

Avant-propos

Avoir un stage, c’est toute une aventure ! Entre découverte d’un nouveau monde professionnel, refus à répétition, entretiens multiples, la route est longue et parfois compliquée jusqu’à l’obtention d’un stage pour le BTS. Mais comme tout chemin tortueux, l’arrivée est souvent un soulagement et un plaisir. Cet article sera le premier d’un dossier sur les stages de BTS Métiers de l’Eau et fera parti d’un dossier afin d’aider les étudiants du BTS à décrocher enfin le stage espéré et attendu.

Il faut tout d’abord préciser que le stage comme le job de rêve n’existent pas. Il vous appartient de transformer votre stage selon vos aspirations et vos motivations. Le monde du travail est un environnement complexe et vaste et ne pas trouver d’intérêt ou de plaisir dans une tâche à un moment donné n’a pas de caractère définitif. Il y aura toujours au moins un moment qui vous plaira plus que d’autres et c’est sur ce moment que vous devez vous concentrer pour garder une motivation et une énergie positive pendant le déroulé du stage. N’oubliez pas que dans le petit monde professionnel de l’eau, donner une image d’une personne travailleuse et confiante peut vous ouvrir de nombreuses portes.

Assez d’introduction, passons à la première étape …

Trouver des offres de stages !

oieau

Site Internet de l’OIEau

À l’ère du numérique de nombreux sites Internet spécialisés sur l’eau existent. Une simple recherche avec les mots clés « emplois » et « eau » débouche sur des millions de résultats. Voici une liste non-exhaustive des principaux sites spécialisés :

  • Emploi-environnement.com : Ce site d’annonces d’emplois est vraiment complet et dans sa rubrique eau vous trouverez une multitude d’offres. Vous pouvez filtrer les résultats selon le thème que vous cherchez ;
  • Oieau.fr : Le site de l’Office International de l’Eau possède une rubrique « Emploi » où sont répertoriées de nombreuses offres. Vous pouvez sélectionner si vous cherchez un stage ou un emploi ;
  • Gesteau.fr : Le site communautaire Gesteau possède une partie « Offres d’emploi » qui regroupe de nombreuses offres. Un filtre est disponible pour chercher un stage ou un emploi ;
  • Emploipublic.fr : Parce qu’une grosse partie de l’eau a une gestion publique en France, pourquoi ne pas chercher sur le site répertoriant des offres dans les collectivités et les syndicats des eaux. Faites une recherche avancée par type de contrat (Stage – Apprentissage …) puis par Domaine/Métiers et laissez vous guider.

À cette liste, on peut ajouter l’ensemble des sites Internet des grands groupes leaders de l’eau en France et dans le monde tel que Véolia Eau, SUEZ ou encore SAUR. Ils disposent souvent d’une rubrique dédiée aux offres d’emplois.

Une fois une offre en vue, n’hésitez pas à contacter (de préférence par téléphone) l’entité qui propose l’offre pour vérifier qu’elle est toujours valide.

Autre solution pour trouver un stage : démarcher les entreprises !

Là encore sur Internet, vous trouverez de nombreux annuaires d’entreprises en ligne qui pourront être spécialisées dans l’eau (des laboratoires, des petites et moyennes entreprises …). Rien que sur les pages jaunes, on retrouve des milliers de références d’entreprises en France. L’idée n’est pas de passer un millier d’appel mais de se faire une petite sélection avec un annuaire personnel (fichier Excel ou autre) et d’appeler les entreprises dont le cœur de métier semble le plus proche de votre souhait de stage. N’hésitez par à regarder les différents salons sur l’eau et l’environnement (par exemple Pollutec) dans lesquels de nombreuses d’entreprises sont présentes. Généralement sur le site du salon, vous retrouverez un annuaire des sociétés avec leurs coordonnées.

Avant de les appeler, préparez sur une feuille votre argumentaire à présenter :

  • Qui êtes vous ? Pas uniquement votre nom et prénom, mais n’oubliez pas votre identité professionnelle : en recherche de stage/d’apprentissage !
  • Où avez vous trouver les coordonnées de l’entreprise ?
  • Pourquoi l’entreprise vous intéresse t’elle ?
  • Présentez brièvement (une phrase) le BTS Métiers de l’Eau ;
  • Demandez si ils sont susceptibles de prendre un stagiaire ou si vous pouvez déposer une candidature spontanée ;
  • Prenez les informations positives ou négatives que vous donnera votre interlocuteur ;
  • Remerciez votre interlocuteur pour son accueil et ses réponses.

Même si vous êtes très timide, au bout d’une dizaine d’appels vous serez parfaitement à l’aise avec vos interlocuteurs. Mais attention, à l’aise ne veut pas dire impoli, tachez de conserver un ton neutre et professionnel montrant votre sérieux à celui ou celle qui pourrait être votre futur(e) collègue de travail. Ne vous lassez pas et ne vous découragez pas, c’est parfois au bout d’une centaine d’appel que vous aurez une réponse positive.

Nous ne recommandons pas l’envoi de candidatures spontanées à l’aveugle, c’est souvent une perte de temps et un rendement très maigre. Un appel est toujours beaucoup plus convivial qu’un courrier ou un mail impersonnel qui se perdra dans un service administratif quelconque.

Envoyer sa candidature !

Curriculum Vitae

Bravo, vous avez trouvé une entreprise intéressée par votre profil. Un tiers du chemin est déjà parcouru ! Reste plus qu’à la séduire et à lui montrer que vous serez le/la meilleur(e) stagiaire pour cette société.

Forcément dans tout dossier de candidature, on trouve un Curriculum Vitae (ou CV pour faire plus court). Dans celui-ci n’hésitez pas à valoriser votre formation scolaire en détaillant les matières et unités d’enseignement suivies. Dans la mesure du possible, adaptez ce détail au poste de stage que vous visez. Une présentation structurée et aérée avec des paragraphes titrés sur une seule page donnera une facilité de lecture au recruteur et donc forcément une meilleure vue sur votre dossier. Inutile d’embellir la réalité ou encore pire de mentir car vous risquez de vous planter à l’entretien ! Des modèles de CV sont disponibles un peu partout sur Internet, n’hésitez pas à vous en inspirer. Mais là encore la sobriété et la neutralité démontrera votre sérieux.

En accompagnement du CV, on trouve la lettre de motivation (même pour une candidature spontanée). Celle-ci doit être adaptée à votre recruteur et donc à son attention, il est donc important de mentionner le nom et le poste de la personne à qui elle s’adresse (par exemple : « À l’attention de M. X, Directeur du Service Y »). Il est important d’introduire la lettre par un rappel du thème de stage proposé ou du contexte de votre envoi (vous êtes stagiaire de BTS Métiers de l’Eau à la recherche de …). Lorsque vous décrirez vos qualités personnelles, veillez à ce qu’elles soient compatibles avec l’entreprise à laquelle vous vous adressez et à son environnement professionnel. Concluez votre lettre par des remerciements de l’attention portée à votre candidature et surtout invitez votre lecteur à vous conviez à un entretien afin que vous puissiez lui exposer vos motivations.

Nous vous conseillons de faire relire votre CV et votre lettre de motivation par au moins trois personnes différentes (amis, familles, camarades, professeurs …). Soignez l’orthographe et la présentation car c’est la première chose qui saute aux yeux des recruteurs y compris dans le mail d’accompagnement de la candidature. Veillez à ce que l’ensemble des pièces jointes ne dépassent pas 10 Mo, car un grand nombre de boîte mail ne peuvent pas recevoir de messages plus lourds. Enfin, les documents joints doivent être dans un format non éditable comme PDF. De nombreux logiciels de textes permettent d’enregistrer les fichiers dans ce format sinon vous pouvez utiliser le logiciel PDF Creator.

L’entretien d’embauche !

Encore une étape de passée, votre candidature a fait mouche et vous vous retrouvez convoquer à un entretien qui sera, on l’espère, concluant.

Tout d’abord n’oubliez pas que cet entretien se déroulera avec quelqu’un que vous côtoierez peut-être quotidiennement. Il est donc important de faire retomber la pression en arrivant en avance, le ventre rempli (mais pas trop quand même), la vessie vidée et hydraté.

Première approche : la poignée de main. Une bonne poignée de main permet d’entrée de vous jaugez. Votre main doit être sèche (prévoir des mouchoirs pour éviter les mains moites), votre mouvement dynamique et ferme sans toutefois faire preuve d’exagération dans la force ou la durée de l’empoignement. Normalement c’est votre interlocuteur qui doit vous présenter sa main puisqu’il vous accueille. Le mouvement s’accompagne bien entendu d’une phrase polie de salutation et de remerciement pour l’accueil dans ces nouveaux locaux.

L’entretien est aussi et surtout une question d’attitude. Comme au théâtre, le corps fait passer beaucoup de message. Veillez à vous présenter avec une tenue vestimentaire adaptée à l’environnement. Même si il y a peu de technicien en costumes trois pièces, une tenue présentable reste nécessaire pour marquer la circonstance, et ce, des pieds à la tête. Ne soyez pas trop entreprenant et asseyez-vous uniquement lorsque vous y serez invité ou bien quand votre interlocuteur sera assis. Tenez vous droit adossé à votre chaise, maintenez vos pieds à plat afin d’éviter les tressaillements dus au stress. Vos mains doivent être en évidence et non cachées soit à plat sur la table soit sur vos genoux. Évitez d’avoir les bras croisés qui dans le langage corporel signifie une fermeture du dialogue.

Votre ton et le contenu de l’entretien doivent être préparés, c’est pourquoi nous vous recommandons de bien répéter avant le jour J. Ce peut être devant vos amis, devant votre famille, devant vos professeurs ou même encore devant vous même en vous filmant ou en vous enregistrant.

L’entretien débute par des présentations, au cours de votre présentation n’hésitez pas à évoquer des éléments que vous avez appris sur l’entreprise qui vous accueille. Pour cela, renseignez-vous préalablement sur le domaine d’activité, les clients, les localisations de la société. Pendant l’entretien, veillez à ne jamais couper la parole et à ne la prendre que lorsque vous y êtes invité. Vous devez parler dans un rythme clair et dynamique. Prenez le temps de respirer et de vous hydratez (demandez un verre d’eau si vous avez oublié votre bouteille) au cours de l’entretien.

À la fin de l’entretien, votre interlocuteur vous demandera probablement si vous avez des questions. Veillez à préparer une liste de question à poser à votre interlocuteur ce qui montrera votre attention et votre curiosité pour l’entreprise.

L’entretien s’est plus ou moins bien déroulé, mais cette étape n’est pas pour autant fini, viens l’attente. Si vous n’êtes pas recontacté au bout de deux semaines, rappeler l’entreprise par téléphone pour connaître l’avancement de votre dossier de candidature. Si vous n’êtes pas retenu, faites votre possible, sans trop insister, pour connaître la raison de cette décision auprès de la personne qui vous a fait passé l’entretien. Cette démarche vous permettra de noter vos pistes d’améliorations pour vos futurs entretiens.

La délivrance …

Un nouveau chapitre de votre vie professionnelle s’offre à vous dès que vous avez décroché votre stage : la prochaine étape … être stagiaire !

AMEau visite … la station d’épuration Carré de Réunion !

AMEau visite … la station d’épuration Carré de Réunion !

Synoptique d'entrée de la station d'épuration Carré de Réunion

Le 2 avril 2019, l’association AMEau organisait la visite de la station d’épuration (STEP) Carré de Réunion en partenariat avec le syndicat d’assainissement HYDREAULYS et son délégataire SEVESC. Retour sur cette expérience …

Une gestion déléguée …

HYDREAULYS est une entreprise publique composée d’un collège d’élus et de services technique et administratifs qui gèrent l’assainissement de la collecte pour 4 communes, du transport pour une vingtaine de communes jusqu’au traitement à la station d’épuration. Le rejet de la station se fait dans le rû de Gally (sous-affluent de la Seine) qui est également géré par HYDREAULYS.

HYDREAULYS a délégué l’exploitation de ses réseaux et de la station d’épuration par le biais d’une délégation de service publique à l’entreprise SEVESC (groupe SUEZ). Cette dernière assure donc l’entretien courant des installations déléguées dont notamment Carré de Réunion.

Le casse-tête des sites classés …

Maquette de la station d'épuration

La station d’épuration Carré de Réunion se situe à Saint-Cyr-l’Ecole à la limite de deux autres communes que sont Bailly et Versailles. La STEP est implantée en plein dans le site classé de la Plaine de Versailles du fait de sa proximité immédiate avec le Château de Versailles et ses jardins.

Lors des travaux de mise aux normes de la station, en plus d’un défi technique afin d’améliorer ses performances, c’est une véritable défi architectural qui a été lancé afin d’intégrer l’ouvrage dans son environnement préservé.

L’usine est ainsi semi-enterrée et aménagée qualitativement de manière à se fondre efficacement dans le paysage.

On visite ?

Visite des prétraitements

La visite a débutée par une présentation de l’usine d’épuration Carré de Réunion et de ses travaux de mise en conformité par M. JAMATI, président d’HYDREAULYS, et M. CHUZEL, responsable d’exploitation chez SEVESC. 

Au cours d’une visite technique, le personnel de la station d’épuration nous a permis de découvrir l’ensemble de la filière de traitement :

  • Les prétraitements ;
  • Le traitement biologique ;
  • Le traitement des boues ;
  • Le traitement physique ;
  • Le traitement des odeurs.

Il est important de noter que pour le traitement physique, permettant de séparer les eaux traitées des boues, la STEP utilise un traitement membranaire qui est d’ailleurs un des premiers en Europe. 

Pour finir …

Il est à noter que de nombreux élèves de première année du BTS Métiers de l’Eau ont participés à la visite ce qui leur a permis de découvrir à taille réelle différents ouvrages techniques étudiés en cours.

La réalité de l’assainissement a souvent rattrapé les visions théoriques à travers la découverte de l’environnement de l’usine très technique et de ses odeurs particulières.

L’association remercie le syndicat HYDREAULYS, la société SEVESC ainsi que les encadrants du BTS Métiers de l’Eau qui ont rendu cette visite possible.

Jamel AS

Rédacteur

Etienne D.

Photographe

Water is coming …

Water is coming …

Participants à l’événement Water is coming

Le 7 décembre 2018, l’association AMEau organisait l’événement Water is Coming au sein de l’AntiCafé du Louvre. Retour sur un événement particulièrement intéressant et très convivial !

18h30, les membres de l’association AMEau ainsi que certains futurs adhérents se retrouvent dans le cadre chaleureux de l’AntiCafé. Au programme de la soirée, la projection d’un documentaire sur le thème de la préservation de la ressource en eau autour d’un chocolat ou d’un café bien chaud.

Après un tour de table au cours duquel nous tenons à souligner la présence de nombreux étudiants de première année, le choix des participants se portent sur le documentaire « En bref : La crise mondiale de l’eau » diffusé par la plateforme Netflix.

« La crise mondiale de l’eau, expliquée » – Netflix

Le documentaire nous parle des inégalités mondiales dans l’accès à la ressource en eau et de son utilisation parfois abusive et mal adaptée au contexte local. On peut citer par exemple l’implantation d’usines de production fortement consommatrices d’eau dans des endroits désertiques et déjà touché par des pénuries. Le cas du Mexique est emblématique avec un rappel du lien fort et historique des populations avec l’eau et peu à peu la raréfaction voir la disparition de la ressource.

La vidéo nous alerte également sur les différences culturelles dans l’usage de l’eau et notamment son impact sur la production alimentaire intensive qui tend à s’uniformiser à l’échelle mondiale.

Alors que l’eau a été déclarée par l’organisation des nations unies comme une ressource libre et accessible à tous dans son programme de développement. Le documentaire s’interroge également sur son coût réel et sur la notion sociale du prix de l’eau.

Pays touchées par des pénuries d’eau d’ici 2040

À l’issue de la diffusion, c’est une discussion de près d’une heure qui s’engage autour de la table à travers les thèmes abordés. Les interrogations sont nombreuses et des informations sont partagées.

Comme Benjamin qui explique que le prix de l’eau n’est pas fixé de la même manière partout dans le monde. Ainsi alors qu’en France on paie l’eau en fonction de sa consommation réelle, certains pays comme le Royaume-Uni paie l’eau en fonction d’un forfait par personne. On peut alors tous s’interroger sur la sensibilisation des citoyens anglais quant à la quantité d’eau consommée.

Lisa s’interroge sur le fait qu’il n’existe de pas de législation mondiale permettant de fixer les usages de l’eau. Il est rappelé que des organisations internationales (ONU, OMS …) fournissent des recommandations à leurs états membres mais ont très peu de levier d’action.

Comme évoqué dans le documentaire, l’espoir est toutefois permis avec l’exemple de l’Afrique du Sud où grâce au changement d’attitude et à la responsabilisation de ses citoyens le « jour zéro » (jour où toutes les ressources d’eau sont taries) a pu être repoussé indéfiniment avec l’aide également d’un climat pluvieux favorable.

Alors que l’eau douce représente 1% de l’eau présente sur la planète, d’autres pistes sont également évoquées comme développement technologique tel que la désalinisation de l’eau de mer.

C’est avec un nouveau regard et enrichi par nos échanges que nous concluons cette soirée qui fut très intéressantes.

Nous remercions chaleureusement les membres qui ont participés à l’événement et espérons vous voir toujours plus nombreux au prochain !

Jamel AS

Rédacteur

Dans les entrailles parisiennes, visite du musée des égouts de Paris

Dans les entrailles parisiennes, visite du musée des égouts de Paris

Affiche promotionnelle de l'événement
Photo d'un égout de Paris

Le 7 avril 2018, Pont de l’Alma, par un après-midi chaud et ensoleillé, 19 des membres de l’association décident de fuir la lumière pour plonger dans l’environnement frais et humide des égouts de Paris à la rencontre de ces réseaux de collecte et de transport d’eaux usées et pluviales qui parcourent le sous-sol parisien.

Après s’être accommodé de l’odeur de décomposition qui y règne, familière pour les professionnels de l’assainissement mais difficile pour les non-initiés, notre groupe progresse dans ces grandes galeries aménagées de ce musée un peu particulier.

Un mannequin d’égoutier nous accueille au début de la visite, il nous permet de se rendre compte des conditions d’accès difficiles aux égouts pour ceux qui en ont fait leur métier. Entre sécurité et hygiène, les risques et les dangers sont nombreux dans ce milieu insalubre.

Plus tard, lors de la visite, nous découvrirons que depuis la création des égouts de Paris, ce sont des générations entières d’égoutiers qui se sont parfois succédé à la tâche difficile d’entretenir les boyaux parisiens.

Une maquette nous permet de découvrir le fonctionnement de l’assainissement parisien de l’évacuation des appartements haussmanniens.

Tout d’abord collectés dans des branchements en galerie qui relient les immeubles à l’égout principal, ou collecteur, de la rue, les effluents rejetés par les parisiens continuent leur parcours d’égouts en égouts de tailles qui s’agrandissent progressivement. Ces différents égouts sont gérés par la ville de Paris via leur Service Assainissement et Propreté (SAP). Le parcours se termine dans de gros émissaires gérés par le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP).

Grue de curage sur treuil dans un égout
Les rats, habitants des égouts

Au détour du parcours d’un ouvrage, nous découvrons également un aspect particulier des égouts qui peuvent parfois servir véritable galerie technique où cheminent des réseaux d’eau potable, d’eau brute (non-potable et utilisée pour nettoyer les routes), d’éclairage public, de gaz ou d’électricité.

Tout au long de notre parcours, des modèles d’exposition nous montrent l’évolution des moyens d’entretien des égouts. Entre les impressionnantes boules de curage, les énormes bateaux guidés par des rails, on devine les défis techniques imposés par les ouvrages souterrains de la ville de Paris. L’entretien de ces galeries se fait principalement par des lâchés d’eau via des énormes réservoirs situés dans les regards de visites accessibles sous les plaques d’égouts.

Eugène Belgrand

Pour conclure la visite, une présentation de l’historique de la création des égouts de Paris nous permet de nous rendre compte que de tout temps, les habitants de Paris ont cherchés à éloigner leurs rejets d’eaux usées de leurs habitations.

De la création de caniveaux ou rigoles centrales d’évacuation mise en place en 1200 par le roi Philippe Auguste au premier égout voûté et maçonné construit en 1370 dans la rue de Montmartre, les techniques de collecte et d’évacuation n’ont cessées d’évoluer. C’est finalement à Eugène Belgrand et au baron Haussmann que l’on doit la généralisation des égouts à Paris dans les années 1800.

Après avoir parcouru ces différentes galeries de toutes tailles et formes, nous arrivons au terme de la visite conclue par une belle photo souvenir. De retour à la surface ensoleillée, nous nous quittons sur un dernier verre avec la promesse de prochains beaux événements !

Jamel AS

Rédacteur

Etienne D.

Photographe

Le nouveau BTS Métiers de l’Eau

Le nouveau BTS Métiers de l’Eau

Coefficients du nouveau BTS Métiers de l'Eau

2018

Coefficients de l'ancien BTS Métiers de l'Eau

1992

Repères chronologiques

Le BTS Métiers de l’eau a été créé par l’arrêté du 30 juillet 1992 « portant création et définition du brevet de technicien supérieur Métiers de l’eau et fixant les modalités de la formation sanctionnée par ce diplôme ».

25 années ont passé et plusieurs milliers d’étudiants et d’apprentis ont décroché le BTS Métiers de l’eau, sans oublier les professionnels qui ont bénéficié de la VAE (Validation des acquis de l’expérience). Il n’y a pas eu de changement significatif dans la définition officielle des enseignements et des épreuves. Et pourtant, en 25 ans, le métier a évolué !

Depuis un peu plus de cinq ans, des professionnels et des enseignants ont exprimé le souhait de moderniser le BTS et d’intégrer des compétences devenues incontournables. Un groupe de travail a donc été chargé d’élaborer un projet de référentiel pour le nouveau BTS Métiers de l’eau.

Ce projet a reçu l’avis favorable de la 6e Commission professionnelle consultative (qui se prononce sur les diplômes des secteurs chimie – bio-industries – environnement), du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche et du Conseil supérieur de l’éducation.

La dernière étape sera l’adoption officielle du nouveau référentiel par le ministre de l’Éducation nationale.

Méthodologie de la rénovation

Le groupe de travail en charge de la rénovation du BTS Métiers de l’eau est formé de professionnels, d’enseignants et d’inspecteurs.

Le nouveau référentiel est le fruit de la démarche suivante :

  1. Enquête auprès de professionnels et de jeunes diplômés.
  2. Rédaction du référentiel d’activités professionnelles : activités et tâches exercées par le titulaire du BTS, regroupées en quatre fonctions.
  3. Rédaction du référentiel de certification : compétences nécessaires et savoirs associés, regroupés en quatre domaines de compétences.
  4. Organisation de la formation : grille horaire, stages et projet technique.
  5. Modalités de certification : définition des épreuves ponctuelles (à la fin de la 2e année) et des épreuves en CCF (contrôles en cours de formation).

Les stages, le projet technique et l’accompagnement

Calendrier prévisionnel du nouveau BTS

Caractéristiques du lieu de stage

Le nouveau référentiel précise que « le secteur de l’eau regroupe toutes les activités du cycle de l’eau, depuis le captage jusqu’au rejet dans le milieu naturel en tenant compte des contraintes réglementaires et environnementales. Les principales activités sont :

  • les études d’environnement et d’ingénierie de procédés et de conception d’installations ;
  • les forages ou captages, le transport, le stockage ;
  • la conception et la construction d’installations de dépollution, de traitement pour la production d’eau potable et d’eau de process ;
  • la construction de matériels destinés aux industries et entreprises du cycle de l’eau ;
  • le traitement, le transport et la distribution de l’eau destinée à la consommation ;
  • le traitement, le transport et la distribution de l’eau sur sites industriels ;
  • la collecte, le transport et le traitement des eaux usées et des eaux pluviales ;
  • la construction d’équipements d’assainissement non collectifs
  • l’utilisation de l’eau non potable dans l’habitat.»

Stage de première année : 5 à 6 semaines

« La recherche du lieu de stages s’effectue durant la première année de formation. Elle est de la responsabilité de l’étudiant. »

Les objectifs du stage de première année sont la découverte de la structure d’accueil, la participation aux activités de la structure d’accueil et l’identification du thème du projet technique.

Stage de deuxième année : 6 à 7 semaines

« L’objectif est de réaliser les deux stages dans la même structure d’accueil. En cas d’impossibilité majeure laissée à l’appréciation de l’établissement de formation, le stage de seconde année peut se dérouler dans une autre structure d’accueil. »

L’objectif du stage de deuxième année est la mise en œuvre du projet technique.

Projet technique

Le projet technique se prépare tout au long de la deuxième année, sur un thème identifié lors du stage de 1re année. Le projet technique se fait dans un contexte professionnel réel et prend en compte la dimension qualité, santé et environnement (QSE).

L’étudiant tient un cahier de bord. La mise en œuvre du projet technique au sens strict a lieu pendant le stage de 2e année

Un rapport de 20 pages maximum (hors annexes), qui « décrit le contexte scientifique, technologique, économique et managérial et intègre la dimension QSE » est soutenu devant un jury.

Accompagnement

En première année, 2 heures par semaine sont consacrées à l’Accompagnement personnalisé (objectif : soutien, approfondissement et aide à l’orientation).

En deuxième année, 2 heures par semaine sont consacrées au Tutorat de projet technique (objectif : préparation du projet technique et rédaction du rapport).

Définition du projet technique

Tout au long de la seconde année de formation, les étudiants doivent mener un projet technique avec prise en compte de la dimension Qualité, Santé et Environnement (QSE).

Ce projet a pour objectifs :

  • de mobiliser, chez les étudiants, les savoirs scientifiques, technologiques, économiques et managériaux acquis durant la formation ;
  • de développer leur capacité de réflexion autonome et leur compétence à collecter et exploiter les informations utiles à la réalisation du projet ;
  • de concevoir et mettre en œuvre des activités pratiques pour obtenir des résultats dont l’exploitation permettra de répondre à un thème d’étude prenant en compte une politique QSE ;
  • d’améliorer, d’optimiser, de valider soit par le pilotage, soit par la conception, le fonctionnement d’une opération, d’une unité de production ou de traitement, d’un réseau dans le respect de la politique QSE.

Les travaux seront conduits individuellement et aboutiront à :

  • la définition du thème d’étude ;
  • l’analyse des différents éléments relatifs au projet dans toutes les dimensions, notamment la dimension QSE ;
  • la production de solutions ou de résultats ;
  • une argumentation et une conclusion.

Ils donneront lieu à :

  • la tenue d’un cahier de bord numérique ;
  • la rédaction d’un rapport ;
  • une soutenance devant jury.

Un thème d’étude du projet technique est identifié lors du stage de première année.

Le choix de ce thème doit se faire dans un contexte professionnel réel.

Le thème d’étude doit être élaboré en collaboration entre l’équipe pédagogique et les responsables de la structure d’accueil. Il est validé par l’équipe pédagogique en début de seconde année.

L’équipe pédagogique accompagne et conseille l’étudiant (tutorat de projet) quant à la délimitation du champ du thème, la recherche documentaire et le suivi du projet technique dans le cadre des heures allouées à son tutorat en seconde année.

Le projet technique stricto sensu est mis en œuvre durant le stage de seconde année.

Pour permettre la réalisation du projet technique, tant dans sa conception que dans sa mise en oeuvre, l’établissement de formation met à disposition des étudiants le matériel, les plateaux techniques, les ressources documentaires et le moyens de communication numérique.

Unc cahier de bord est établi par l’étudiant pour formaliser l’histoire du projet technique,. Il rend compte de la définition du thème d’étude, des ressources nécessaires, de la méthode et des actions menées, des problèmes rencontrés, des résultats obtenus, des actions correctives et d’une démarche de prévention des risques. Il présente un plan d’actions, et ses éventuelles évolutions, pour mettre en oeuvre le projet durant le stage.

Un rapport au format numérique de 20 pages maximum, hors documents annexes, décrit le contexte scientifique, technologique, économique et managérial, et intègre la dimension QSE.

Il est composé :

  • de la présentation du service dans lequel s’est déroulé la mise en oeuvre du projet technique et de la structure d’accueil (entreprise, collectivité territoriale …) ;
  • de la présentation du thème d’étude du projet technique et de la démarche suivie ;
  • du projet technique développant ses aspects scientifiques, technologiques, économiques et managériaux.

La soutenance du projet technique comprend :

  • une présentation orale s’appuyant sur un support numérique ;
  • un entretien avec le jury.

Le rapport et la soutenance sont l’objet d’une évaluation par la sous-épreuve E41 « Projet technique et démarche QSE ». Les critères d’évaluation sont présentés dans la définition de cette épreuve.

Extrait du projet de référentiel de la nouvelle version du BTS Métiers de l'Eau

Les enseignements dans le nouveau BTS

Une prise en compte des évolutions du métier

Des enseignements font leur apparition ou sont renforcés, notamment :

  • le système d’assurance qualité ;
  • la démarche de prévention des risques ;
  • la gestion commerciale ;
  • la communication dans l’entreprise et le management d’équipes ;
  • le cahier des charges, les prestations ;
  • l’évaluation technico-économique ;
  • l’utilisation d’outils informatiques (SIG, modeleur 3D…).

Une réorganisation des enseignements en quatre grandes fonctions

Les disciplines de spécialité de l’ancien BTS s’effacent.

Elles sont remplacées par les quatre « fonctions » du référentiel d’activités professionnelles :

  • F1/ Exploitation : Exploitation des installations de traitement et des réseaux ;
  • F2/ QSE : Qualité, sécurité et environnement ;
  • F3/ Relations : Relations professionnelles et encadrement d’équipes ;
  • F4/ Conception : Conception des unités de traitement et des réseaux.

Chacune des quatre fonctions pourra être enseignée par plusieurs professeurs de différentes disciplines (Sciences physiques, Biochimie, Economie-Gestion).

Les épreuves du nouvel examen

Ce qui disparaît …

  • Les épreuves écrites de Mathématiques, de Physique-Chimie et Langue Vivante 1 sont remplacées par une évaluation par CCF (contrôle en cours de formation) ;
  • L’épreuve écrite de Biologie – Biochimie – Microbiologie disparaît.

Ce qui est globalement conservé…

  • L’épreuve écrite de Culture générale est maintenue
  • L’Étude de cas de 4 heures est maintenue, pour évaluer la fonction F1/Exploitation
  • L’Épreuve pratique de 8 heures est maintenue, pour évaluer la fonction F1/Exploitation
  • Un seul rapport de stage (au lieu de deux) est rédigé et soutenu pour évaluer la fonction F2/QSE

Ce qui est tout neuf…

  • Un oral pour évaluer la fonction F3/Relations professionnelles
  • Une épreuve pratique de 7 h pour évaluer la fonction F4/Conception
Tableau des matières évaluées

Etienne D.

Journées Portes Ouvertes, une visibilité pour valoriser notre formation

Journées Portes Ouvertes, une visibilité pour valoriser notre formation

Le 3 février 2018 ont eu lieu les journées portes ouvertes au lycée Pierre-Gilles de Gennes (ENCPB).

Dans l’atmosphère familière du laboratoire des Métiers de l’Eau, Christine, Nathalie, Étienne et Jamel, membres de l’association, ont accueillis de nombreux étudiants en quête d’orientation post-bac.

Autour de 7 fiches métiers, supports créés par l’association, les différents métiers présents dans le domaine de l’eau ont pu être présentés. De l’eau potable à l’assainissement, du commercial au contrôle qualité, la constellation de métiers est vaste et variée.

Les étudiants présents ont d’ailleurs été sensibles aux nombreux débouchés possibles après l’obtention du BTS Métiers de l’Eau notamment en termes de poursuite d’étude et de potentiel d’embauche.

L’univers de l’eau présente de multitudes opportunités dans un domaine technique en constante évolution (automatisation, nanotechnologies …) et inscrit de manière durable dans un cycle écologique et environnemental à la fois moderne et contemporain.

L’association AMEau a pour but de promouvoir l’image de notre formation de technicien experts dans le monde de l’eau, c’est pour cela que de nombreux membres sont fiers de présenter leurs métiers lors de ces événements.

Nous vous invitons à retrouver l’ensemble des fiches métiers de nos membres sur notre site internet www.asso-metiers-eau.org .

De plus, si vous êtes un professionnel de l’eau issu de la formation du BTS Métiers de l’Eau au lycée Pierre-Gilles de Gennes (ENCPB) nous vous invitons à rejoindre notre association et à créer votre fiche métier. Pour cela, n’hésitez pas à prendre contact via le formulaire de contact ci-dessous.

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Jamel AS